L’idée est largement répandue que notre vie quotidienne est – positivement et négativement – de plus en plus influencée par la science et les techniques. Nous profitons presque intégralement des acquis scientifiques et techniques. Parallèlement, nous nourrissons une certaine méfiance contre ces développements : recherche génétique, technologie de la communication, production énergétique ou médecine de pointe sont perçues de manière ambivalente dans les médias. Le scepticisme – devenu manifeste durant la seconde moitié des années 1990 à travers différents résultats de vote relatifs avant tout aux sujets de technologie génétique – amène finalement au constat que Science et Société doivent entamer un dialogue. Après une décennie de communication institutionnalisée des sciences, les Académies suisses des sciences s’interrogent sur les buts et les attentes, les succès et les oublis dans la communication des sciences.
Trois groupes d’acteurs sont au centre des débats : les chercheurs eux-mêmes, les journalistes scientifiques en tant que premier relais ainsi que les «utilisateurs» des sciences. Les conférenciers suivants, entre autres, participent à la manifestation : prof. Kurt Imhof (Université de Zurich) et prof. Stephan Ruß-Mohl (Università della Svizzera italiana). Plusieurs acteurs participent à la table ronde dont, entre autres, Dr Daniel Höchli (directeur SNF), prof. Andreas Fischer (recteur Université Zurich), Beat Glogger (scitec-media) ou Sara Stalder (Stiftung für Konsumentenschutz).
Le colloque du 23 avril à Zurich amorce la série «La science crée le dialogue». Des questions concernant la transmission et la compréhension de la science vont être thématisées sur la base de problématiques concrètes. Le colloque est organisé par l’Académie suisse des sciences humaines et sociales.

